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Soutien technique

Histoire

Si ce n’était des universités, il y a fort à parier qu’Internet n’existerait pas aujourd’hui ou alors, Internet serait un réseau plus modeste qu’il ne l’est à l'heure actuelle et il serait vraisemblablement réservé aux besoins militaires uniquement. On se souviendra que le projet de développement du premier réseau avait été confié à la DARPA (Agence pour les projets de recherche avancée de défense) à la fin des années 60.

 

À partir des années 80, les universités québécoises développent de plus en plus de collaborations internationales et tentent d’attirer des chercheurs et des étudiants d'ailleurs. Les besoins informatiques dans le secteur de la recherche augmentent graduellement, particulièrement en ce qui concerne l’échange de données entre chercheurs situés un peu partout sur le globe.

 

Arpanet, qui avait été mandaté par la DARPA pour développer le premier réseau à transfert de paquets aux États-Unis, finira par se diviser en deux réseaux distincts : l’un militaire, l’autre universitaire. C’est ainsi qu’en 1985 naîtra la « National Science Foundation Network (NSFNet), ambitieux programme subventionnaire américain visait à créer le tout premier réseau Internet, dont les premiers liens entrèrent en service en 1987. ». La création de cet organisme constituera un événement majeur pour le monde universitaire.

 

La nouvelle réalité du milieu de l’enseignement supérieur et de la recherche incitera les directeurs de l’informatique des principales universités du Québec à s’associer au Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM) pour faire partie de ce nouveau réseau. Le RISQ reliera entre eux les premiers membres du RISQ, puis il se raccordera au réseau Internet des États-Unis (NSFnet) : cette initiative marquera la naissance d’Internet au Québec.

 

La collaboration entre le milieu universitaire et le CRIM débouchera, en 1989, sur la création du premier réseau autonome destiné aux fins de l’enseignement et de la recherche, le Réseau interordinateurs scientifique québécois. Le RISQ a été le premier service Internet au Québec. Il a permis la mise en place d’une autoroute de l’information à travers toute la province et demeure, encore aujourd’hui, le cœur de son évolution.

 

En 1993, grâce aux efforts de la communauté de l’éducation et de la recherche, ainsi que du gouvernement fédéral par le biais du CNRC et d’Industrie Canada, les réseaux Internet de chaque province se retrouvent sous l’égide du réseau CA*net. Graduellement, toutes les universités et des centres de recherche demandent à être branchés sur le réseau par le biais du RISQ.

 

À partir de 1994, le gouvernement du Québec s’intéresse à cette nouvelle technologie et crée le Fonds de l’autoroute de l’information. Le réseau a plus que doublé au cours de la dernière année, la croissance fulgurante a mené l’infrastructure du réseau à un point de saturation ne permettant plus de répondre aux exigences des usagers. En 1995, seules les organisations situées à Montréal, Québec et Sherbrooke bénéficiaient d’une connectivité.

 

Des demandes en provenance d’autres régions du Québec se font de plus en plus fréquentes. Il devient impératif de procéder à une restructuration majeure du RISQ puis de déployer le réseau dans toutes les villes desservies par une université. De plus, dans le but de promouvoir Internet au Québec et permettre au marché commercial de se développer, le RISQ propose de jouer un rôle d’incubateur commercial pour les villes de Montréal, Québec et Sherbrooke.

 

En 1995, le RISQ obtient une première subvention de trois ans du Fonds de l’autoroute de l’information. La subvention permettra à l’organisme de moderniser ses infrastructures, de supporter de nouvelles applications et d’accueillir de nouvelles communautés n’ayant pas accès à des services locaux de connectivité. La progression rapide d’Internet au Québec, comme cela avait été le cas sur le territoire américain, a rapidement posé des défis de coordination et d’information.

 

Pour assurer une certaine cohérence dans le développement d’Internet, le RISQ propose de créer un lieu neutre ou un centre d’information et de coordination, qui deviendra le CIRISQ. Considéré comme une véritable source d’information et de vulgarisation, le CIC visait les entreprises québécoises et des membres issus de différentes couches de la société : journalistes, ingénieurs, politiciens, manufacturiers, commerçants, étudiants, etc.

 

Jusqu’en 1995, le RISQ aide les premiers fournisseurs de service Internet devenus par la suite des entreprises commerciales à démarrer. Rapidement, Internet devient accessible aux particuliers et aux entreprises sous la forme d'un service commercial distinct de ce qui était considéré au départ comme étant l'Internet académique et le RISQ revient à sa mission première, le soutien à l’enseignement et à la recherche.

 

En juin 1998, le RISQ quitte le giron du CRIM pour devenir une organisation à part entière. L’organisme s’incorpore et devient le « Réseau d’informations scientifiques du Québec », tout en conservant l’acronyme RISQ.

 

En 2000, le RISQ obtient une importante subvention d’investissement du gouvernement du Québec pour étendre le réseau à la majeure partie du territoire du Québec, soit partout où se trouve un campus d’une université ou d’un cégep.

 

Deux ans plus tard soit, le 18 septembre 2002, le gouvernement du Québec lançait officiellement son programme Villages branchés du Québec pour inciter les commissions scolaires à connecter leurs écoles en réseau. Par la même occasion, en subventionnant les liens de raccordement, le gouvernement encourageait les commissions scolaires à se brancher au RISQ et à échanger entre elles.

 

En 2010, le RISQ relie un réseau de villes intelligentes situées au Québec qui ont décidé de se regrouper pour mieux partager leurs ressources et diminuer leurs coûts d’opération. Le regroupement, devenu le GVQ (Grandes villes du Québec) au printemps 2012, est aujourd’hui constitué de onze villes québécoises (Boucherville – Saint-Lambert – Brossard; Gatineau, Laval, Lévis, Longueuil, Montréal, Québec, Saguenay, Sherbrooke, Terrebonne et Trois-Rivières). Ces villes représentent plus de 4,1 millions de citoyens et 52 % de la population du Québec. Ce groupe de travail échange des ressources, partage son expertise et collabore sur divers projets. Le RISQ est fier de contribuer au succès de ce modèle de partage de ressources et de travail collaboratif.

 

Au fil des ans, le réseau du RISQ a pris de l’ampleur. Aujourd’hui, il s’étend sur le territoire du Québec sur une distance de 6 000 km, avec environ 5 000 km de fibres. Avec 146 institutions branchées, les membres sont de plus en plus nombreux. Les universités du Québec, les institutions collégiales, des commissions scolaires, des centres de recherche, des institutions gouvernementales, des centres hospitaliers et des fournisseurs de contenus bénéficient désormais des services et de l’expertise du RISQ.

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